jeudi 30 septembre 2010

Bouillon de sept heures

J'ai probablement été influencée à mon insu par la lecture de Ru parce que j'avais envie d'un plat simplissime et pourtant parfumé.

Tout le contraire du bouillon de onze heures qui est un poison, celui-ci est un trésor de santé.

A l'origine je voulais cuire trois poireaux pour les gouter tièdes avec la vinaigrette de pistache que j'ai testée il y a quelques jours. Considérant que ce serait idiot de jeter ensuite l'eau de cuisson j'ai eu l'idée de concocter simultanément un potage.

Trois petites pommes de terre, deux carottes, une tomate, un oignon piqué d'un clou de girofle, une gousse d'ail confite (selon la méthode de Ducasse), une feuille de laurier, un brin de romarin, une belle tranche de jambon de pays. On pourrait croire que j'ai revisité le traditionnel pot-au-feu en ne conservant que l'essentiel. On pourrait aussi penser en regardant la présentation dans un bol que c'est ma version personnelle du pho-bo vietnamien (on prononce feu-bo) que Kim Thuy me soufflait à l'oreille.

Toujours est-il que tout le monde a froncé le nez quand j'ai annoncé sa venue sur la table, me faisant regretter mon initiative. Une fois les cuillères plongées dans le bol les visages se sont détendus. On aurait pu voir les souvenirs d'enfance se refléter dans les yeux des convives.

mercredi 29 septembre 2010

Sois un homme papa de Janine Boissard

Je n'avais pas reconnu l'auteur, assise à deux rangées de moi dans le train qui nous conduisait au Salon du Livre sur la place à Nancy. C'est le lendemain que j'ai fait le lien entre la personne et le livre, dont j'avais déjà commencé la lecture quelques jours auparavant.

Une discussion passionnée s'est alors engagée. La facilité apparente avec laquelle elle nous invite dans une famille très actuelle me surprenait. Certes, les mésaventures professionnelles et conjugales semblent marquer tous les couples contemporains alors il est normal qu'on les retrouve intactes dans des romans mais tout de même la façon que Janine Boissard a d'écrire comme si elle avait 15 ans est tout à fait étonnante de justesse.

Elle m'a livré le secret de son inspiration : une dizaine de petits enfants qu'il lui suffit de regarder et d'écouter vivre pour nourrir son imagination et enrichir son lexique et sa syntaxe. Jolie modestie qui cache une forêt de labeur.

C'est le type de livre qui se lit le dimanche quand on veut le passer en famille et qu'on en est éloigné. On chausse les bottes du paternel et on se trouve à sept lieues de ses propres soucis. La nature est joliment présente, magnifiquement colorée et apaisante. L'alternance des séquences entre ville et campagne apporte une respiration aux aventures du petit groupe qui semble parfois vivre tout à côté des protagonistes d'une famille formidable.

Les personnages masculins me semblent très bien campés (mais je suis mal placée pour juger de cela) ce qui est assez rare dans les romans féminins. Du coup je pourrais regretter que la mère de famille soit si distante, ne faisant guère envie malgré son succès professionnel, même si à la toute fin du roman elle parait avoir retrouvé un peu d'humanité.

Les enfants sont criants de vérité. On comprend mieux leur psychologie après avoir lu Janine Boissard et on se dit que les adultes ont décidément tort de les entrainer dans leurs préoccupations d'adultes sans se préoccuper des dommages collatéraux. On mesure aussi comment l'accomplissement s'accommode de combats simples pourvu qu'ils soient sincères, comme la sauvegarde d'un arbre centenaire.

Elle nous rappelle avec des mots simples qu'une vie réussie est un rêve d'enfant réalisé. Et que le rêve n'est pas une denrée estampillée par une date de péremption. Il n'est (presque) jamais trop tard pour devenir un homme !

Sois un homme, papa, de Janine Boissard, chez Fayard, 2010

mardi 28 septembre 2010

Vinaigrette à la pistache

Quand on ouvre un pot de pâte à la pistache on dispose de deux mois pour le terminer. Que faire d'autre que des pâtisseries ? Parfumer des yaourts, d'accord mais ensuite ?

Inutile de chercher sur Internet des recettes salées. Je n'en ai pas trouvé. J'ai donc tenté d'innover. Songeant à la vinaigrette au thé vert matcha j'ai remplacé la poudre verte par une demi-cuillère à café de pâte à la pistache. La moutarde est cette fois une moutarde en grains. Et le vinaigre est parfumé à la menthe.

C'est joli et c'est bon. Surprenant, bien entendu.

Sur une laitue craquante. Sur des carottes râpées. Sur des poireaux encore tièdes.

lundi 27 septembre 2010

Ru de Kim Thuy

(billet mis à jour le 5 décembre 2010 à la fin du texte)
J'avais fait la connaissance de Kim Thuy au Salon du Livre de Paris alors qu'on venait d'annoncer qu'elle était lauréate du Prix RTL-Lire. Le cheveu noir voletant, le sourire large, elle n'avait pas encore digéré la nouvelle. Son énergie tourbillonnante était surprenante, sa joie palpable.

Philippe Labro se disait épaté par cette femme qui maitrise les mots et la musicalité de la phrase de manière bouleversante.

Amoureuse de cette langue qu'elle a appris à l'âge de dix ans, Kim Thuy confie que le français lui permet le mieux d'exprimer ses sentiments . Elle nous offre un autoportrait de femme libre. La petite fille que la timidité faisait passer pour muette s'est affranchie de tout et de tous.

Aucune crainte ne censure son récit. Aucune contrainte ne la limite, y compris celle de la chronologie. Elle raconte son périple de boat people sans fioritures. Les atrocités sont dites dans un style épuré et poétique. La guerre est toujours présente en arrière fond sans faire de place à une rancœur et à une colère que l'on aurait pu comprendre.

Elle raconte des anecdotes pour garder en mémoire un pan d'histoire qui ne trouvera jamais sa place sur les bancs de l'école (...) pour ne pas oublier l'existence de toutes ces femmes qui ne regardaient jamais le ciel et qui ont porté le Vietnam sur leur dos pendant que leur mari et leurs fils portaient les armes sur le leur. Elles attendaient sous leur chapeau conique que le soleil tombe sur elles pour pouvoir s'évanouir plutôt que s'endormir. (p.46-47)

La construction par courtes séquences est remarquable. Les chapitres sont brefs, précis comme des estampes. La nostalgie se manifeste par petites touches qui s'appuient sur des réminiscences sensuelles. Le souvenir du goût du beurre normand Bretel qu'on acheminait en boite au Vietnam, à cause du climat. (la société normande a été rachetée par Gloria dans les années 70). Le parfum d'une pivoine éclose. La couleur du rouge d'une feuille d'érable. Celle des quatre bols bleus aux anneaux d'argent qui sont les seuls objets dont elle a voulu hériter.

Kim Thuy pourrait nous donner des leçons de courage et de détermination. Mais c'est l'amour qu'elle fredonne sans repos.

C'est aussi un hymne au Québec, ce pays d'accueil qui n'est plus un lieu mais une berceuse qui coule sans tarir, justifiant doublement le titre du livre. Ru signifie en effet berceuse en vietnamien et petit cours d'eau en français.

Ce livre magnifique ne doit pas être oublié malgré l'abondance des nouveaux nés de la rentrée littéraire. On accueillera aussi avec intérêt son second roman où après avoir conjugué le verbe survivre elle va se concentrer sur le verbe vivre. S'appuyant cette fois peut-être sur l'expérience de sa propre mère qui a attendu d'avoir 55 ans pour se réinventer.

Information du 5 décembre 2010 : Ru est sélectionné en novembre pour concourir au Grand Prix des lectrices de ELLE 2011, malheureusement -si je puis dire- en catégorie roman, donc dans une catégorie très bataillée. Je l'aurais davantage vu en "document", mais les critères de ELLE sont décidément impénétrables. Je me réjouis en tout ca sans réserve que Kim Thuy ait été repérée.

dimanche 26 septembre 2010

Doux concours de recettes

Doux car il s'agit de miel.

Je n'ai pas participé en tant que créatrice de recettes mais j'ai voté pour celle qui me plaisait et je vous invite à en faire autant puisque c'est une chaine de cadeaux qui peut s'enclencher : le gagnant reçoit un robot (le rêve de tout un chacun) et tous ceux qui ont voté pour en reçoivent un aussi, si j'ai bien compris. A moins qu'un tirage au sort à un moment ou un autre ne réduise les chances des uns ou des autres ...

La recette qui me tentait est un risotto de chèvre et sa compotée de courge miellée. Les cucurbitacées seront bientôt de pleine saison et ce sera un plat digne des petites sorcières du prochain Halloween.

Paniers bio

samedi 25 septembre 2010

Au four et au moulin

Pas un billet depuis le lundi 13 septembre !
S'il existait un mot pour qualifier l'aphonie en écriture je l'emploierais sans hésiter ...

Si je n'écris pas c'est que ... je lis, je rencontre, je travaille, je prends le train. Ce n'est pas faute de me lever aux aurores pourtant. Et de continuer, preuves à l'appui, de m'extasier sur la beauté des soleils levants en région parisienne. Mais 24 heures ne suffisent pas en ce moment.
Je suis comme l'héroïne d'Alice aux pays des merveilles, fabuleux livre que je présenterai bientôt, courant et évoluant d'un monde à l'autre. Je devais retrouver Stéphane Mourgues, l'illustrateur de cet ouvrage primé à Nancy, encore plus pressé que le lapin de son livre et il n'est pas certain que je puisse le rattraper.
Je suis devant le four de Frank Debieu, le boulanger toujours soucieux de qualité de l'Étoile du berger. Il peaufine avec son équipe attentive de boulangers une série de pains bio qui seront disponibles à la mi-octobre. Une variété au kamut, sans gluten, permettra aux allergiques de plus en plus nombreux de ne plus être privés de pain (photo ci-dessous).



Le pain intégral avant ...



et puis après








Le pain à l'épeautre et graines de lin est aussi une nouveauté.
La flute aux céréales subsiste, mais avec de la farine bio, plus aromatique.
Je suis au moulin, celui de Noméxy bien sûr, ne me lassant jamais de ses farines que je me suis remise à transformer en pain, sans commune mesure avec la version boulangère.

Je goute . Je savoure. Du pain et du fromage. Comme ce munster dont j'ai failli ne faire qu'une bouchée.

Je retrouve des écrivains, comme Vanessa Caffin dont je n'oublie pas la Mémoire vive.
J'étais à Nancy, au Livre sur la place. J'en suis revenue avec une moisson d'interviews et de nouveaux projets. J'y retourne pour une animation culinaire à l'Épicerie du Goût.

Qu'on ne lance pas un avis de recherche : le blog n'est pas retenu en otage dans le château de la Belle au bois dormant.

Épicerie du Goût, 4 place Vaudémont (juste derrière la place Stanislas) - 54000 Nancy 03 83 20 28 21
Boulangeries de L'Étoile du Berger, à Fontenay-aux-Roses, Meudon et Sceaux (92)

lundi 13 septembre 2010

A moins d'une semaine du Livre sur la Place de Nancy

J'ai eu beau accélérer mes lectures je n'ai pas fini tous les livres des auteurs que je me suis promis de rencontrer cette année.

J'ai rendu compte depuis un mois des derniers ouvrages d'Amélie Nothomb, Vanessa Caffin, Claire Castillon, Anthony Palou, Philippe Claudel et Nathalie Kuperman sur A bride abattue. J'ai présenté Tito sur Lorraine de coeur.

Ils seront tous à Nancy au Salon du Livre sur la Place du 17 au 19 septembre prochain.

A mon retour je vous parlerai de
- Janine Boissard dont j'aime à retrouver le style énergique et énergisant dans Sois un homme, papa,
- Delphine Bertholon, dont j'attends beaucoup de l'effet Larsen tant Twist m'avait enthousiasmée
- Elise Fisher qui, après le Secret du pressoir, publie les Noces de Marie-Victoire dans un registre comparable
- Michel Winock, qui recevra le Goncourt de la biographie pour son travail sur madame de Staël dont je découvre la vie avec appétit
- Patrick Tanésy, dont j'ai hâte de découvrir le livre de recettes, puisqu'il m'a fait l'honneur de choisir pour la couverture une des photos que j'ai prises quand je l'ai interviewé
- Véronique Lagny-Delatour, la pétillante éditrice du verger des Hespérides
- Anne Bronner et ses carnets de voyage en Alsace
- Stéphane Mourgues, l'illustrateur d'Alice au pays des merveilles pour les éditions de l'Oxalide. Cette (petite) maison d'édition a produit un livre remarquable, avec le texte original en anglais en colonne de gauche et une nouvelle traduction française sur la droite. L'objet est grand et fort beau. Il va séduire ceux qui voudront prendre de l'avance sur leurs cadeaux de Noël.
Sans compter ceux que j'oublie de nommer, et puis les autres qui seront sur le chemin entre la place Stan et la Carrière, que je croiserai peut-être entre une émission de France Bleue Lorraine ou une conférence dans les salons de l'hôtel de ville. Enfin aussi la grande ordonnatrice de ce Salon plus que trentenaire et toujours attendu, Françoise Rossinot.

Je rappelle qu'il est en entrée libre partout. C'est vraiment la fête du livre et des lecteurs.

dimanche 12 septembre 2010

Les petites boites de Sonia Ezgulian

Gamelles, lunch boxes et bentos sont des mots à la mode depuis que les salariés d'entreprise ont décidé de prendre en main la confection de leurs déjeuners. On peut se risquer à plusieurs hypothèses pour expliquer le phénomène :
- les cantines ont (trop) augmenté leurs tarifs,
- la qualité des repas a diminué,
- le manque de temps pour aller à la cantine,
- l'envie de se faire plaisir en testant des recettes originales ...

J'avais envie de céder à la tentation mais il me manquait "le" livre qui allait m'aider à sauter le pas. Mes petites boites à manger est arrivé au moment où j'étais prête à le découvrir.

Je n'ai pas une collection de boites aussi jolies que celles de la styliste qui a composé les photos. Il va me falloir du temps pour collationner une série élégante et propice à ouvrir l'appétit. Mais on peut exécuter les recettes sans forcément les mettre en boites.

La preuve avec ces bouchées de saumon aux épinards (page 13 et photo ci-contre) que j'ai faites pour amener lundi matin au bureau dans un "simple" tupperware (pardon pour la pub ... le mot est presque passé dans le langage courant). J'ai dans le même temps préparé une version "home diner" avec la moitié du pavé de saumon.

J'ai commencé par laver des feuilles d'épinards que j'ai laissé égoutter sans trop les essorer.

J'avais salé, poivré le saumon (d'une part un morceau assez long, entier, de l'autre des cubes de 5 cm). Je les ai poêlés quelques secondes sur chaque face avec un peu d'huile d'olive.

J'ai ensuite posé une feuille d'épinard dans la poêle le temps qu'elle ramollisse. Laissez la queue, ce sera plus pratique pour la manipuler.

J'ai enveloppé les cubes de saumon, chacun dans une feuille d'épinard et mis à refroidir pour le lendemain.
J'ai posé en vrac d'autre feuilles ramollies sur une belle tranche de pain de seigle avant d'y faire glisser le morceau entier de saumon. La version chaude était très bonne. La froide également.

Petite déception, mais qui n'a rien à voir avec le livre : le pain de seigle (j'avais pourtant choisi du Poilane) n'a pas été à la hauteur. Trop sec, trop fade, trop compact. Je n'ai pas retrouvé le goût qui s'était fixé dans mon souvenir, du temps où je patientais dans la longue queue des habitués qui s'étalait sur la moitié de la rue du Cherche-midi, dans le sixième arrondissement de Paris.

Il va falloir changer de "crèmerie" boulangère ...

Mes petites boites à manger de Sonia Ezgulian & Emmanuel Auger, Tana éditions, 2010, 12 euros

samedi 11 septembre 2010

Bifteck, fruits et légumes

J'avais déjà remarqué la tendance des auteurs à placer leurs personnages dans un décor de cuisine. A croire qu'en septembre les enfants vont à l'école et que les parents retournent aux fourneaux.

Après le Cuisinier (Martin Sutter) , Mise en bouche (Kyung-Ran Jo), et avant En cuisine (Monica Ali) voici deux ouvrages minces (ce qui n'est pas un défaut) qui auraient pu être écrits par des camarades de classe. Peut-être leurs auteurs le sont-ils d'ailleurs, malgré une petite différence d'âge.
Martin Provost publie Bifteck chez Phébus. La biographie surréaliste d'un certain André Plomeur, fils de boucher, et inventeur du hamburger. C'est une fiction, une sorte de fable gargantuesque que le réalisateur de Séraphine a écrite en hommage aux émigrés allemands qui, débarquant aux USA avec leurs habitudes culinaires ont importé cette spécialité de Hambourg, d'où son nom.

Anthony Palou répond en écho par Fruits et légumes, chez Albin Michel. La chronique familiale et sociale d'une dynastie de primeurs.

Tous deux situent le théâtre des activités à Quimper. Point de départ d'une prospérité heureuse pour le premier, d'une vie titanesque pour l'autre. Pourtant l'histoire d'Anthony Palou commence sous les meilleures auspices. Bien avant que le gaspatcho soit la soupe à la mode, la grand-mère paternelle sauve la mise en mettant sur le marché une sope mallorquine qui séduit les palais bretons.

Le commerce est lancé et le fils embraye, d'abord en dodoche aux freins fragiles, puis en panier à salade, expressions qui furent familières aux enfants du baby-boom, nés à la moitié du XX°siècle, aujourd'hui nostalgiques d'un temps qui coulait doucement, rapport au fait qu'Internet n'avait pas encore provoqué les soubresauts qu'on connait.

Certes, la télévision exerçait une influence sur les ménages et la musique du générique de Dallas est resté dans les esprits. L'univers texan impitoyable n'effrayait pas grand monde. Ce n'était que du cinéma comparativement aux déboires que la famille Palou a subi à partir de l'incendie des Halles de Quimper en août 1976.

Dans un style malgré tout résolument joyeux, l'auteur brosse la vie quotidienne d'une famille qui condense l'essentiel de ce que beaucoup d'autres ont vécu . On se reconnait dans le mode de vie et la hiérarchie des valeurs. La fresque est admirablement peinte, fraiche et appétissante. Ces fruits et ces légumes sont largement pesés. Ils sont en bonne place dans le panier des jurés du prix Renaudot 2010.

Comme Amélie Nothomb, Vanessa Caffin, Claire Castillon, Philippe Claudel et Nathalie Kuperman (dont j'ai relaté l'actualité littéraire ces jours ci), Anthony Palou sera à Nancy au Salon du Livre sur la Place du 17 au 19 septembre prochains ... J'y serai également et rendrai compte de la manifestation sur le blog comme je l'ai fait l'an dernier.

vendredi 10 septembre 2010

yaourts de financier

J'avais cru naïvement que la lecture du livre de Murielle Khamouguinoff, à la fois savant et ludique, et que j'ai présenté ici, allait me permettre de réussir tous les yaourts que mon imagination me soufflait de tenter. Ce ne fut pas tout à fait vrai.

Forte de l'expérience réussie des yaourts en cheesecake j'ai subi une épreuve avec des yaourts aux bonbons gélifiés. Dès que le mélange lait-bonbons atteint 50 degrés (je rappelle qu'avec une yaourtière à l'ancienne, non électrique, il faut monter jusqu'à 55 avant de mélanger le yaourt dans le lait, de verser dans les pots, couvrir et attendre que les ferments fassent leur travail) c'est la catastrophe : l'acide citrique fait cailler le lait. Y'a plus qu'à jeter le tout.

Sauf ... si on applique la bonne vieille recette qui permet de sauver une crème anglaise qui coagule ! Il faut la verser dans une bouteille, secouer fortement, et y'a plus alors qu'à reverser dans le plat de service. Personne ne s'apercevra de rien.

J'ai donc fait de même et réussi à sauver la mise. J'ai versé le mélange lait-bonbons dans un pot de confiture, qui fut énergiquement secoué une fois refermé. J'ai ensuite reversé dans la casserole et monté la température jusqu'à 55. puis j'ai mélangé avec un yaourt, versé dans les pots et mis à prendre. Une fois les yaourts pris j'ai décoré avec un bonbon entier posé dessus et de couleur contrastante avec celle du yaourt.

Deuxième épreuve avec des mini-financiers en forme de boule que j'avais découverts dans une boulangerie-pâtisserie de Sceaux (92). En les goutant j'ai pensé que ce tout petit gâteau serait bien surprenant si on le découvrait caché comme un trésor au milieu d'un yaourt. J'ai donc posé un financier dans chaque pot, versé le lait-yaourt (à 55 °) et je m'apprêtais à mettre le couvercle quand j'ai vu les friandises remonter à la surface.

Trop tard pour agir. J'ai laissé faire. Le résultat était satisfaisant au plan gustatif mais pas esthétiquement. Je m'étais inutilement compliqué la vie en préparant deux mélanges, un de couleur blanche et un autre avec un ajout de poudre de chocolat pour augmenter le suspens de la découverte puisque j'avais des financiers nature et d'autres au chocolat.J'ai décidé de recommencer en piquant le financier avec un cure-dent, dont j'ai scotché le bout sur le bord du pot, en croyant qu'il allait ainsi rester au fond. Trois sur quatre sont remontés presque aussi vite. Quant au dernier, je me suis trouvée stupide quand j'ai voulu retirer le pique sans démolir le yaourt.
J'aurais du me douter qu'avec un nom pareil, financier, le gâteau ne se laisserait pas couler sans résister. Les banquiers nagent toujours. Ce sont leurs clients qui boivent la tasse. En conclusion, j'hésite entre renoncer (ce n'est pas la première fausse bonne idée qui serait classée sans suite) ou appeler Murielle au secours, car il me semble qu'aucune difficulté ne saurait lui résister.

Yaourts , recettes sucrées et salées, de Murielle Khamouguinoff , chez Tana éditions, janvier 2010, 14,90 €
Mini financiers de L'Étoile du Berger, boulanger-pâtissier installé à Fontenay-aux-Roses, Meudon et Sceaux (92)

jeudi 9 septembre 2010

Les bulles de Claire Castillon

J’avais hâte de découvrir le nouveau livre de Claire Castillon en espérant retrouver la fine plume que je lui avais connue avec Insecte, son premier ouvrage de nouvelles. Les bulles en compte 38 nouvelles (faites-moi confiance, je viens de compter) soit exactement le double du précédent. Allais-je connaitre un plaisir à la mesure ?

Je ne fais pas partie de ces gens qui feuillettent les bouquins en les prenant à l'envers. Je lis toujours de gauche à droite, dans la chronologie, sans sauter de pages. Lire est une cérémonie qui exige de l'ordre.

Il faut bien que je l’avoue. J'ai décidé stop- d'arrêter au début de la troisième histoire. Mais j'ai quand même achevé le récit de cette Sharla de Shangaï.

Je me suis promis de lire tous les livres des auteurs que je vais rencontrer au Salon du Livre sur la place de Nancy le week-end du 17/18 septembre pour avoir avec eux d’autres échanges que de la politesse. Les bulles de Claire sont trop jouissives pour que je les avale sans respirer. Chacune est une petite confiserie. C’est surprenant, incisif, caramélisé au second degré, aussi drôle qu’intelligent, ce qui est encore plus rare.

Claire Castillon aurait pu tout aussi bien intituler son livre « les confitures ». Vous y plongez un œil et vous êtes cuit, addict, piégé. J’avais pourtant la volonté de résister. Après Sharla j’ai enchainé avec le récit d'une certaine Armande.

Et puis j'ai vu qu'il y avait beaucoup plus loin une Nancy (en comptant les titres). J’ai résisté à lire le chapitre. Ce n’est pas du masochisme. C’est même tout le contraire.

Il me semble qu’il faut déguster tout cela avec modération pour avoir le plaisir d’y revenir. Souffrez donc que mon enthousiasme éclate. Champagne !

Les bulles de Claire Castillon, Fayard, 2010

Comme Amélie Nothomb, Vanessa Caffin, Philippe Claudel et Nathalie Kuperman (dont j'ai relaté l'actualité littéraire ces jours ci), Claire Castillon sera à Nancy au Salon du Livre sur la Place du 17 au 19 septembre prochains ... J'y serai également et rendrai compte de la manifestation sur le blog comme je l'ai fait l'an dernier.

mercredi 8 septembre 2010

Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures

(billet mis à jour le 11 septembre 2010)
Ce fut la palme d'or de Cannes en mai 2010 et il est programmé dans le cadre du festival Paysages de cinéastes de Chatenay (92).

Grande controverse autour de cette œuvre qui n'est pas bien comprise par ceux dont l'esprit oublie que c'est du cinéma, qui en lassent d'autres (je ne donnerai pas le nom de ce journaliste de Télérama qui ne se positionne ni pour ni contre, lâchant qu'il a dormi pendant le film, cela n'aide pas à suivre le fil à défaut du film) et qui chez d'autres provoque l'enthousiasme.

Mon avis est qu'il est sans doute davantage accessible aux personnes qui connaissent la culture thaïlandaise, les coutumes et l'histoire de ce pays. Je me suis souvenue du formidable livre de Karen Connelly, la Cage aux lézards, chez Buchet-Chastel. J'avais appris combien l'animal est sacré en Orient. J'avais aussi retenu le pouvoir de la méditation. Cela m'a aidé à, je ne dirai pas comprendre, mais du moins "regarder" le film.

J'y ai vu ce qui est à la limite du visible. D'abord parce que les scènes sont très souvent capturées dans la pénombre. Ensuite parce que cette manière de procéder introduit métaphoriquement le concept de fantôme.

J'ai entendu des insectes assourdissants. La bande son pourrait être exaspérante. Elle surprend par la quasi absence de musique.

J'ai compris que les vivants ont un tel respect pour les morts que la frontière entre eux est ténue.

J'ai pensé au Testament d'Orphée (1959) de Jean Cocteau où personne ne s'étonnait de voir jean Marais traverser les miroirs. La différence est que les fantômes sont ici en 3 D et palpable comme vous et moi. Évidemment puisqu'ils sont interprétés par de vrais acteurs pourrait nous dire le réalisateur.

J'ai songé à la très belle Balade de Narayama où là aussi il s'agissait d'accompagner un mourant. A défaut de finir ses jours en haut d'une montagne Boonmee descend dans une grotte.

Des indices culturels émaillent le film. Il est question de karma ; des petites querelles qui pointent entre laotiens et thai ; d'apiculture et de princesse ... On retiendra des scènes d'anthologie avec le dîner auquel participe l'épouse et le fil défunts, comme aussi le bain érotique d'une princesse avec un poisson. Mais le plus intéressant à mon sens est d'une part que le héros a exercé le métier de photographe (le réalisateur n'a pu que s'identifier à lui) et il a notamment fait des clichés de guerre.

Il me semble que la dimension politique est essentielle. La culpabilité d'avoir tué pendant la guerre des "frères" rouges (communistes) est très forte. La parole de sa belle-sœur, qui voudrait le rassurer avec un "tout dépend de l'intention qu'on y met" n'éloigne pas les souvenirs. Ils restent vifs, lancinants, suffisamment violents à eux seuls pour provoquer des visions. Comme celle-ci (photo ci-dessus) d'une femme soldat tenant un homme-singe en laisse, tête volontairement "coupé" par le cadrage du cinéaste.
Le film pourrait s'arrêter à la cérémonie funèbre de Boonmee qui, en elle-même est déroutante ... Deux scènes complètent le propos. Si les morts peuvent se réincarner inversement les vivants peuvent changer de vie. N'a-t-on pas tous des fantasmes ? C'est d'ailleurs un peu cela le cinéma : donner l'illusion que le cinéma filme la vraie vie.

Le premier jour du reste de ta vie était programmé dans le cadre de la carte blanche donnée à Tito, le créateur de la série Tendre Banlieue chez Casterman. Plusieurs scènes de vies antérieures émaillent le film. Les personnages se dédoublent pour revivre des épisodes du passé ou pour vivre différemment le présent. Aucun spectateur n'a été ni surpris ni choqué.

Je ne vois donc pas en quoi ceux qui croient leurs rêves possibles seraient moins crédules que ceux qui ne mettent pas en doute les visions d'Apichatpong Weerasethakul ... Ce n'est guère rationnel peut-être, sauf si on accepte de n'avoir en commun que l'apiculture et le téléphone portable.

Il y a quelques années, Son nom de Venise dans Calcutta désert, film de Marguerite Duras devenu culte, était autrement déroutant. A moins que dans le domaine du cinéma notre seuil de tolérance ait régressé significativement.

Pour tout savoir de la 9 ème édition, horaires et programme du Festival : Le Rex, 364 avenue de la Division-Leclerc, 92290 Châtenay-Malabry - Renseignements : 01.40.83.19.81 Site du Rex : http://cinema.lerex.free.fr/

mardi 7 septembre 2010

Mémoire vive de Vanessa Caffin

Le prénom de l'auteur rime avec celui de son héroïne, Sara. Elle compose un personnage intelligent, vif, mais qui souffre d'une incapacité à exprimer ses sentiments. Sa grand-mère Minouche a un autre handicap. On dit qu'elle perd la mémoire ... et pourtant elle poussera sa petite fille sur la piste d'une enquête qui la mènera loin, trop peut-être. Il est des voyages dont on ne revient pas.

Minouche ne perd pas le sens de l'humour, laissant vagabonder son esprit au cours de la veillée funèbre de son époux, elle remarque qu'il serait bien temps de changer le papier peint de la salle à manger. Elle affirme plus loin que l'art de vivre avec les hommes consiste à les laisser croire qu'ils ont pris des décisions qu'on a prises pour eux bien avant eux.(p.60)

Vanessa Caffin hameçonne illico le lecteur dès les premières pages. Je lui trouve un lien de parenté épistolaire entre Vanessa Caffin et Geneviève Brisac, qui a publié l'excellent livre Une année avec mon père paru cette année aux éditions de l'Olivier (et qui mériterait que je consacre un vrai billet).

Le roman se dévore avec avidité. On se dit qu'un secret peut en cacher un autre et on attend un dénouement qu'on croit avoir deviné sans avoir vu qu'on était sur une fausse piste. Révéler un secret pourrait faire dérailler une famille, même et surtout si l'ambiance y est celle des Galeries Lafayette un jour de soldes ...

La plume acérée et fringante de Vanessa va secouer tout ce petit monde ! Nous avec et pour notre plus grand plaisir.

Mémoire vive de Vanessa Caffin, Belfond, 2010

Comme Amélie Nothomb, Philippe Claudel et Nathalie Kuperman (dont j'ai relaté l'actualité littéraire ces jours ci), Vanessa Caffin sera à Nancy au Salon du Livre sur la Place du 17 au 19 septembre prochains ... J'y serai également et rendrai compte de la manifestation sur le blog comme je l'ai fait l'an dernier.

lundi 6 septembre 2010

Yaourt en cheesecake et autres surprises

On pourrait croire que Murielle avait tout inventé car son livre, que j'ai présenté le mois dernier, comporte beaucoup de recettes mais j'ai trouvé une autre façon de procéder ... et il reste sûrement d'autres combinaisons à imaginer.

On casse une tuile aux amandes en petits morceaux que l'on mets dans un pot, de préférence en verre parce que la transparence aiguisera l'appétit. Une tuile suffit par yaourt. Rien de ruineux à prendre de la qualité. J'avais des tuiles de pâtissier (voir adresse en fin de billet).

Puis on tasse une compotée de pommes parfumée avec un curry assez doux, comme le curry des Philippines de Saravane. On pourrait classiquement préférer de la cannelle ou un mélange type "pain d'épices". Il se trouve que le curry s'accorde très bien avec la douceur du yaourt et qu'il va colorer les pommes en jaune soutenu.

On verse ensuite le lait parfumé à la vanille (si je plébiscite sans réserve les épices Saravane dont le surnom de parfumeur d'esprit est totalement juste par contre j'emploie la vanille Lord vanilla) battu avec un yaourt (ou des ferments) et chauffé à 50-55° si on emploie une yaourtière non électrique comme la mienne.
Le résultat est très agréable : la compote bloque le gâteau au fond du pot et la présence d'amandes assure un croquant original.

J'ai aussi essayé une variante avec de la poire fraiche qui a bien fonctionné.

Pour étonner mes convives j'ai réalisé ensuite une série de pots de faïence opaque qui ne permettaient pas d'avoir un quelconque indice sur le contenu, hormis le fait que cela ressemblait à un banal yaourt nature. J'avais dans chacun laissé tomber quelques gouttes d'huile essentielle de bergamote, de verveine ou de géranium, parce que Saravane (encore eux !) en produit d'excellents.

Il fallait gouter pour découvrir sur quel parfum on avait mis la main.

Yaourts , recettes sucrées et salées, de Murielle Khamouguinoff , chez Tana éditions, janvier 2010, 14,90 €
L'Étoile du Berger est un boulanger-pâtissier installé à Fontenay-aux-Roses, Meudon et Sceaux (92)

dimanche 5 septembre 2010

Pieds nus sur les limaces de Fabienne Berthaud en compétition au festival Paysages de Cinéastes

(billet mis à jour le 12 septembre 2010)
Huit films en compétition. C'est le second et déjà l'enthousiasme se ressent dans les commentaires que les spectateurs lâchent à la sortie de la première projection. Il repasse mercredi 8 septembre au Rex à 21 heures. Réservez votre soirée sinon il vous faudra attendre fin octobre pour déguster cette gourmandise qui le 12 septembre a obtenu le Prix du Public. On peut donc espérer que le livre de la réalisatrice, paru antérieurement aux éditions du Seuil en janvier 2004, va connaitre un regain d'intérêt.

Parce qu'avec un sujet doublement délicat (la mort brutale de la mère, la douce folie d'une jeune femme) Fabienne Berthaud nous offre un film réjouissant et galvanisant.

Lily vit avec sa mère à la campagne où elle consacre l'essentiel de son temps à l'exercice d'une taxidermie joyeuse. La mère décède brutalement d'une rupture d'anévrisme. Lily pourra-t-elle rester seule et libre ? La soeur ainée, Clara, est mariée à Pierre, jeune avocat plein d'avenir et travaille avec lui à Paris. C'est un couple normal et sans problème apparent. Clara se sent responsable de sa sœur cadette.

Fabienne Berthaud filme une mosaïque de péripéties disparates dont l'unité compose un tableau familial attachant. Si elle avait fait le casting il y a 15 ans son choix aurait pu s'arrêter sur Charlotte de Turckheim et Sandrine Bonnaire. Aujourd'hui ce sont Ludivine Sagnier et Diane Kruger (déjà bouleversante dans Joyeux Noël) qui sont ces deux sœurs aux personnalités apparemment éloignées.

Avec une petite caméra numérique utilisée comme un stylo et des moyens techniques très légers, la réalisatrice réussit à capter le non-jeu des comédiens. Les (très) gros plans s'intercalent avec les plans séquence sans aucun voyeurisme. Les scènes dialoguées où les protagonistes ne mâchent pas leurs mots alternent avec des plans contemplatifs et romantiques qui se passent d'échanges verbaux. Comme la scène de la balançoire.

Ludivine Sagnier est rayonnante. Diane Kruger est lumineuse et je ne vous dirai pas quelle est la plus déraisonnable des deux. Les décors sont aussi importants que les personnages. Un appartement parisien meublée design. Une maison tapissée de toile de Jouy avec une grande cuisine. Un atelier-caverne d'Ali-Baba au fond du jardin. Une campagne fabuleuse, vivier infini d'espèces animales.
A l'instar de l'adolescent du Temps des gitans, le film culte de Kusturica sorti en 1988, Lily a pour animal de compagnie ... un dindon fort aimable et docile. La jeune fille a l'esprit passionné et le cœur ardent. Sa philosophie de vie est Carpe diem. Son exubérance masque une sensibilité extrême qui ne lui permet pas d'exprimer des signes extérieurs de tristesse. Elle le dit à la voisine lui reprochant d'être de bien bonne humeur pour une petite fille venant de perdre sa maman : chez moi c'est à l'intérieur que çà se passe ...

A l'opposé, Clara a répondu au désir de son père en exerçant une profession sérieuse auprès d'un mari patient, attentif et conformiste. Seule Lily estime qu'elle se fourvoie : tu dors ta vie. Tu t'es foutue dans un moule et si çà continue tu vas finir comme papa et maman. Tu vois pas que t'es pas heureuse ?

Clac clac
font les chaussons de Lily en écho sur le carrelage tandis que Clara tourne la papinette dans la bassine de confiture où on aimerait mettre le doigt. J'avais hâte de rentrer à la maison et de plonger la cuillère dans un pot de Peach and Love dont je donnais la recette le mois dernier.

















Je connais plusieurs jardins où Fabienne Berthaud, Ludivine et Diane vivraient une belle découverte sensorielle, au Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire.
A commencer par le peu classique Bon thé, bon genre où elles pourront prendre le thé le week-end à 16 heures ... avant d'aller sautiller sur les dalles de bois, rose pour l'une, bleues pour l'autre, de Main dans la main imaginé par le chorégraphe Benjamin Millepied.
Lily trépignera de ne pouvoir accéder à la serre aux Cheveux d'ange mais elle se réjouira dans l'espace du Vilain petit jardin de Jean-Michel Vilain.

Je gage qu'elle décidera Clara à faire un vœu et accrocher un ruban à l'arbre aux prières. Clara ira ensuite s'allonger sur le cuir du Divan au jardin.

Il est probable que ce soit sur la table du Rêve de Pantagruel que Lily prendra place à moins que sa conversation avec la grenouille ou le crapaud (ils sont tous les deux là en permanence) du Jardin de la terre gaste ne lui fasse oublier l'heure.
Ce n'est pas Lily qui a conçu ce jardin vertical mais Patrick Blanc qui en est le spécialiste mondialement reconnu.

La sortie en salle de Pieds nus sur les limaces est programmée au 27 octobre 2010 et le merveilleux festival de Chaumont se poursuit jusqu'au 17 octobre. Les photos que j'ai prises lors de mon passage en juillet n'en donnent qu'un aperçu puisque, vous le savez, les jardins sont des endroits vivants qui évoluent de jour en jour.

Cet été on pouvait aussi visiter les jardins durant la nuit, avec des éclairages très particuliers. Mais selon l'heure de la journée chacun vous parlera déjà différemment.

Pour lire ou relire les articles consacrés aux éditions précédentes du Festival Paysages de cinéastes, vous pouvez naviguer à partir de cette page ci.

Pour tout savoir de la 9 ème édition, horaires et programme du Festival : Le Rex, 364 avenue de la Division-Leclerc, 92290 Châtenay-Malabry - Renseignements : 01.40.83.19.81 Site du Rex : http://cinema.lerex.free.fr/

Le Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire est ouvert tous les jours de 10h à 20h00 (Fermeture de la billetterie à 19h) du 29 avril au 17 octobre 2010. tél. : 02 54 20 99 22

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