lundi 30 juillet 2012

Bio Sphère ... un restaurant où l'on peut manger des plats sans gluten

(mise à jour 15 mars 2013)
J'ai découvert l'intolérance au gluten en lisant le livre de Delphine de Turckheim. Cela a failli lui couter la vie. Tout le monde n'a pas un souci aussi grave puisqu'il semblerait même que beaucoup de personnes parviennent à vivre dans l'ignorance de l'origine de leurs problèmes de santé. Sauront-ils un jour qu'ils se porteraient beaucoup mieux en diminuant leur consommation de gluten ?

C'est pourquoi il peut être précieux de connaitre une adresse où manger sans crainte. Chez Bio Sphère on aura aussi la garantie que la cuisine est faite avec des produits bio, et qu'elle sera bonne. Parce que ce n'est pas parce qu'on doit se priver de gluten que le plaisir est interdit.

C'est sans doute le seul restaurant où on ne déposera pas une corbeille de pain sur votre table. Mais, chaque vendredi Sylvie fait cuire des baguettes avec une combinaison de farines sans gluten qui a un croustillant tout à fait comparable à la version classique. On vient de loin pour en faire provision. Elles se congèlent parfaitement. L'adresse est encore un peu confidentielle. Bientôt il faudra réserver pour être certain d'avoir une table. En tout cas si vous voulez être sûr de déguster un des gâteaux dont Sylvie a le secret il est prudent de passer un coup de fil. J'ai vu des clients repartir bredouille.

On y entend des mots d'allemand, d'espagnol, d'italien, de néerlandais beaucoup, anglais bien sur, français curieusement nettement moins. L'endroit figure dans tous les guides spécialisés et les touristes programment un repas chez elle avant d'arriver dans la capitale.

Elle est page 83 du fameux Guide Tao, juste après les cocottes de Christian Constant, non  loin de l'Epicerie de Bruno et d'Alain Milliat.

Ses cocktails de fruits et de légumes ne sont pas moins bons. L'association orange-carotte fenouil (discret le fenouil) est vitalisante. Le concombre-citron-pomme est dépuratif. Et si elle a mis du temps à conquérir la clientèle, le verre rose comme la betterave est particulièrement gouteux. La base demeure la pomme, très juteuse et ce sont des kilos de pommes, dont elle fait provision à Rungis le samedi matin. Sylvie commence à s'inquiéter de leur prix car elle sait que la récolte sera réduite cette année.
Ses thés sont bio, également. sa recommandation est le Sencha, un thé vert prêt en deux minutes. On soulève la coupelle, on égoutte et on déguste.

Bio Sphère a des heures d'ouverture "théoriques", sur la plage 10-17 heures mais elle joue souvent les prolongations en s'adaptant à la clientèle. Et elle a progressivement décidé d'ouvrir le samedi matin. Par contre elle est fermée le soir, le quartier n'étant pas propice aux dîners. et puis il faut bien se reposer ... un peu.

Sylvie écoute et prend note de ce qu'on lui confie. C'est comme çà que son positionnement bio a doucement glissé vers le "sans gluten" qui est absolu depuis deux mois. Soit dit en passant ce n'est pas un handicap pour les bien portants même si les non-intolérants ont le sentiment de subir une punition. Au risque de me répéter on y mange bon. Difficile de se satisfaire d'une autre quand on a gouté une de ses galettes de sarrasin. Elle a un coup de main particulier pour saisir la pâte.
Et puis Sylvie aime relever les défis. Comme celui d'adapter les recettes des grands classiques en substituant autre chose à la farine de blé. Elle imagine des gâteaux d'anniversaire fabuleux qui consolent à 1000 % les enfants intolérants. Son bavarois est un empilement de mousses moelleuses sur un biscuit au gout de miel. Et ses éclairs supportent la comparaison avec leurs frères.

Le "sans gluten" n'est pas son unique cheval de bataille. La voilà qui part en guerre contre le lactose, très motivée il faut dire par les soucis de santé de sa petite fille qui n'a pas le droit d'en manger. A l'instar de Delphine, elle pourrait raconter son périple dans les hôpitaux avec son enfant.

Le challenge est plus difficile car la pâtisserie sans lait, beurre ni crème ... est très restreinte. Mais la gourmande Sylvie ne recule pas et ses yeux pétillent en évoquant sa première tarte au citron et une charlotte aux fruits de saison. Elle a créé à Noël dernier une buche sans lactose, ni gluten qui a remporté un succès fou. Et sa galette des Rois est au point.

On peut applaudir sa détermination car elle n'a pas "dix commis derrière elle" pour faire le gros du boulot. Ses biscuits bretons et sa quiche réclament trois fois plus de temps parce qu'une pâte sans gluten s'effrite. Ce n'est pas pour rien qu'on met ce liant dans tout.

Cette fille de cuisinière (sa maman dirige un restaurant spécialisé dans la cuisine asiatique) ne s'est pas improvisée restauratrice du jour au lendemain. Sa reconversion professionnelle est passée par la case "CAP de pâtisserie" et elle a fait ses armes chez Ladurée et Angelina, de belles références. Elle met ses connaissances au service de la gourmandise, ne s'autorisant pas la simplicité de la "salade de fruits" que l'on peut faire soi-même.

Elle n'abuse pas de l'agar-agar tant à l'honneur des émissions télévisées parce que c'est un allié aléatoire. Un coup çà marche. Un autre c'est loupé, ce qui est catastrophique en terme d'investissements.
Le dessert "idéal", si l'on peut dire, est alors le macaron, que l'on peut dévorer sans crainte, avec une ganache appropriée sans chocolat blanc ou crème si on doit aussi évincer le lactose. Bonne pâte, Sylvie donne des cours pour que ses clients apprennent à se passer d'elle. Ces petites douceurs sont à l'honneur dans sa vitrine et attirent l'oeil.

Je plébiscite le blanc, au melon, le rose fourré gingembre et carotte, et puis le gris au caramel-beurre salé.

Tout est léger chez elle, à commencer par son accent, sa douceur, son rire facile. Elle alimente aussi ... un blog fort bien documenté et mis à jour.

Pour ceux d'entre vous qui voudraient lire en anglais voici le point de vue d'une australienne vivant à Paris et appartenant à l'équipe rédactionnel du blog My French Life.
Bio Sphère, 47 rue de Laborde - 75008 Paris, 01 42 93 45 58
En vacances cet été uniquement du 21 au 25 août ...

dimanche 29 juillet 2012

Fu De Cha, première maison de thé chinoise à Paris

Si vous voulez prononcer l'enseigne comme un chinois, c'est facile. Il faudra dire "Fou de Thé". La boutique, installée quai de l'Horloge (à une encablure de Paris Plage), a ouvert le 30 mars dernier et commence à bénéficier d'une belle notoriété dans les milieux avisés. 

C'est que elle est la première à s'ouvrir à Paris, et même en Europe. Non pas qu'on ne puisse trouver du thé chinois dans la capitale ... mais une maison de thé, non.
Le souhait des propriétaires était de témoigner combien la Chine contemporaine pouvait être créative. L'endroit combine tellement si bien l'élégance et la fonctionnalité dans le respect de la tradition qu'on oublie complètement la connotation bas de gamme du made in China.
Chaque détail a été pensé. Depuis les murs d'un blanc patiné par une dizaine d'applications jusqu'aux chaises en noyer massif, en passant par un panneau aux motifs tissés dans le lin et le crin de cheval. Tout a été fait sur mesure, y compris les tables, plus longues que larges, pour permettre aux dégustateurs de n'avoir à tendre que la main et pas le bras. La salle est aérée. On est dans un salon de thé, pas dans un bistrot.
A écouter Grégory raconter la genèse du projet on devine l'importance du détail pour les chinois. Dans ce pays les maisons de thé débouchent sur des jardins. Ici l'orchidée et le bois viennent pallier l'absence de végétation. La présence minérale est très forte comme en témoigne cette pierre taillée en forme de fleur de lotus. Et puis la proximité avec la Seine apporte une autre connotation naturelle.
On est en communion avec les quatre éléments. Il devient facile de songer au brouillard dans une forêt de bambous. L'endroit est à la fois clairement inscrit dans l'univers du luxe et néanmoins accessible. On se sent extrêmement à l'aise, dans un état d'esprit propice à la découverte.

Fu signifie à la fois "bonheur" et "vertu du thé". La calligraphie, la sculpture, la poésie, le bouddhisme et la religion taoïste ... tout est né du thé. Cette boisson est toujours présente de manière très naturelle car le thé repose, calme, tout en éveillant l'attention. C'est un support de méditation. En Chine, le thé est la boisson nationale d'autant qu'il y a beaucoup d'endroits privés d'eau potable. Il faut donc la faire bouillir. Et alors rien de plus naturel que de la verser sur des feuilles de thé. Bien sur en France l'eau sera choisie avec soin. On privilégiera une eau de source neutre.
Le thé qui est proposé ici provient de la Grande Chine. Il est choisi parmi les meilleurs. C'est un Tie Kuan Yin qui est conditionné en double sachet sous vide. Les feuilles (on dit les branches) sont récoltées en respectant des règles d'hygiène très strictes. Les ouvriers portent des gants pour les détacher. Rien de comparable avec les marques qui commercialisent des thés préparés dans la rue et sans protection contre les poussières. Ceci explique qu'on ait des feuilles de grande taille, et je comprends l'intérêt de les montrer au client entre chaque infusion.
J'ai décrit le rituel de la cérémonie du thé tel que je l'avais vu réalisé au café Branly par les spécialistes de la Maison des trois thés. On retrouve chez Fu de Cha une méthode comparable mais avec davantage de place laissée aux sensations. 
Le Gong Fu Cha est un véritable art du thé et il peut s'écouler plus d'une heure sans qu'on ait la conscience du temps qui passe, preuve que le temps est un luxe. Une fois le sachet ouvert on transvase le thé dans une coupelle de manière à humer son arôme avant de le réveiller.
Après chaque infusion, le thé est versé dans les tasses et on respire encore le parfum que le verre chaud exhale. Le thé est savouré lentement. On grignote des petites choses salées ou sucrées pour aider à apprécier les goûts. Cette pratique est habituelle en Chine à la différence de l'Angleterre où on consommera des pâtisseries.

Ce n'est pas le thé qui est sacré mais ce qui est mis en place autour. Le Gong Fu Cha se poursuit, enchainant les infusions de 30 secondes. On constate combien les feuilles s'ouvrent à la troisième infusion, libérant des effluves plus florales. On ne s'arrêtera qu'après la huitième.

Le vocabulaire est marin : le pot de réserve qui sert à homogénéiser la liqueur est désigné sous le nom de "pont". La table à thé qui permet de faire déborder la théière est un "bateau" ou encore parfois appelée "la mer".

Le goût diffère légèrement après avoir croqué un kumquat ou un kiwi confit, une amande au citron ou au piment d'Espelette. L'expérience est à programmer dans la grande salle ou dans un petit salon privé et en toute tranquillité pour assurer un dépaysement total.

Des chinois commencent à se donner rendez-vous ici. Plusieurs célébrités y sont venues le temps d'une interview. Des touristes du monde entier y font halte. Et le bouche à oreille atteint les parisiens.
Outre la dégustation on peut acheter du thé, uniquement en sachets, théière, pot et tasses (le même mot signifie "verre" en chinois). 
Aussi bien des formes pures et classiques que très contemporaines comme celles-ci évoquant un pingouin ou le cheval symbole du fournisseur élu par les maitres des lieux.
Bientôt la même qualité de thé sera aussi proposés dans des sachets de tulle pyramidaux, conçus pour laisser aux feuilles assez de place pour se dérouler.
La maison a le sens du détail mais aussi celui de l'hospitalité et du service. Elle est ouverte tous les jours, dimanche inclus, de 11 à 19 heures. Elle mérite grandement le détour.

Fu de Cha, 29 quai de l'Horloge, 75001 Paris, 09 51 68 18 88

samedi 28 juillet 2012

Un burger italien en série limitée

J'ai un peu le sentiment de courir après la musique. Les J.O battent le tambour en Angleterre et je suis en train de guetter le "pop" d'un burger italien que j'associe inconsciemment ou pas ... au sport le plus populaire en Italie, le football.

A moins que ce ne soit parce que c'est le sport préféré de mon fils, qu'il ma commenté les aléas de l'Euro 2012 au mois de juin dernier et que c'est en sa compagnie que j'ai découvert ce produit.

Il a enfourné la boite sans lire le mode d'emploi au micro-ondes et je crois qu'il a tablé sur une minute. Il n'a pas attendu pour ouvrir le paquet qui, un peu brûlant, n'a pas été à la hauteur de mes espérances en la matière. La viande m'a semblé trop cuite.

On était en plein barbecue. Ce n'était qu'un en-cas de plus pour alimenter le groupe d'ados. Je comprends que la portion soit généreuse. J'ai lu 220 grammes sur l'emballage. Il faut bien nourrir la cible. Mais je rêverais de quelque chose qui soit adapté à des petits appétits ou à des estomacs qui songeraient presque à devenir végétarien.

Mes pensées choqueraient sans doute une marque qui ne produit que de la viande ... mais c'est dit. Charal si tu m'entends ...

J'ai regouté le burger aujourd'hui et mon avis sur le résultat est différent. C'est le type d'innovation dont il faut respecter le mode d'emploi. Il est prévu une cuisson de 75 secondes, pas d'une minute, ce qui serait tout de même 25% de temps supplémentaire. On préconise d'attendre une minute ensuite avant d'ouvrir, ce n'est sûrement pas par sadisme.
C'est un déjeuner complet, pour peu qu'on le serve avec une salade verte. Le pain ciabatta embaume l'origan, en accord avec la sauce au basilic. Les poivrons sont présents sans dominer et la mozarella apporte du fondant. La viande est bonne, ce qui est assez logique, et au risque de me répéter 75 secondes lui suffisent. Je pourrais m'exclamer un hum Charal gourmand comme j'en ai entendu au Salon de l'agriculture.
J'ai remarqué le système assez sophistiqué de "Grillbox" qui n'est pas à jeter n'importe comment, tri sélectif oblige. Je ne suis pas certaine que mon grand garçon sépare le film et les éléments chauffants avant de jeter la boite. A vérifier ...

En tout cas ce burger est en édition limitée. C'est écrit sur la boite, et vous ne le trouverez que jusqu'en septembre au rayon boucherie.  Il sera trop tard ensuite, j'imagine, pour le burger anglais et olympique. Dis, monsieur Charal tu nous ferais pas un burger russe pour affronter l'hiver ?

vendredi 27 juillet 2012

Y'a de l'otage dans l'air à la Comédie des Trois Bornes

(mise à jour le 30 septembre 2012)
C'est le grand jour. Alex fera aujourd'hui sa première plaidoirie. Mais avant de partir, et selon son habitude, il va réveiller gentiment la miss qui partage son appartement. Il est grand temps : il est deux heures "pi m o'clock" comme le minaude Cyrielle qui n'a pas les yeux en face des trous. Le moins qu'on puisse juger c'est que c'est bien fâcheux dans son état.

Il ne fait aucun doute que la demoiselle accouchera avant la fin de la soirée. Avant cela les enchaînements de quiproquos et de situations abracadabrantes vont se succéder sans que l'on devine ce qui attend les 3 amis. Le spectateur est entrainé malgré lui sur beaucoup de fausses pistes et il est bien agréable d'être surpris en permanence.

Le rythme est soutenu et on n'a pas une seconde pour penser à autre chose que suivre le fil de cette comédie bien enlevée et ultra contemporaine. On y parle de blog, de You tube, de colocation, de parentalité, de soucis de voisinage.
Les trois jeunes gens essaient de mener leur barque en s'appuyant constamment sur l'aide de l'un des deux autres. Les acteurs sont formidables, chacun dans un registre différent. Rien d'étonnant à ce qu'ils sortent du théâtre lessivés. Alors que nous on affiche la pleine forme. Cela fait tellement de bien de rire !
Frank Duarte réussit une mise en scène qui ne faiblit jamais, dans un espace pourtant restreint, preuve que le talent ne se rencontre pas que dans les grandes salles des non moins grands boulevards. Il y a beaucoup de pièces qui sont jouées dans des théâtres plus connus et dont on ressort avec moins d'enthousiasme.

Les choix musicaux sont de belles références à l'univers cinématographique. La musique originale de Top gun, le film tourné avec Tom cruise en 1986, Take my breath awayest un support pour un blind-test lourd de conséquence.

La sarabande de Haendel (musique choisie par Stanley Kubrick pour Barry Lindon en 1975) soutient la plaidoirie tant attendue ... façon de parler.

C'est la cinquième pièce de Carambolage Production, que je découvre seulement maintenant. Je ne peux pas juger des précédentes mais cette comédie est "le" bon plan économique et sympa pour passer un excellent début de soirée avec vos amis. Parce que en prime, et spécialement pour vous lecteurs, vous pourrez bénéficier d'un tarif exceptionnel de 8 euros.

Pour cela envoyez un mail avec votre nom et le jour de réservation souhaité à l'adresse location@trois-bornes.com en précisant le mot de passe "A bride abattue" dans votre mail pour bénéficier de la réduction.

L'offre est valable jusqu'au samedi 18 août inclus. Profitez-en. C'est très rare que je fasse une telle annonce sur le blog mais je suis tellement certaine que personne ne le regrettera que je le fais avec plaisir. En raison de son succès, amplement mérité, le spectacle est prolongé jusqu'en janvier ... pour touts ceux qui ont besoin de rire en ces temps moroses !

Y'a de l'otage dans l'air, Comédie des Trois-Bornes, 32 Rue Trois Bornes, 75011 Paris, 01 40 21 03 64, Réservations : 01 43 57 68 29, Avec Alix Valroff, Pierre-Louis Jozan et Franck Duarte Texte et mise en scène : Franck Duarte. Carambolage Production 6, rue Oberkampf 75011 Paris

Du mercredi au samedi à 20 h 15
du 4 octobre 2012 au 5 janvier 2013 
spéciales les 24 et 31 décembre 2012

jeudi 26 juillet 2012

J'ai testé la Béchamel Gloria

Quand on est adepte des lasagnes maison on devrait savoir faire de la sauce Béchamel. Certes, je le sais, et je la réussis plutôt bien, sans craindre les grumeaux. Mais quand je suis (un peu) pressée comme aujourd'hui, la seule "corvée" d'épluchage des courgettes et le temps d'attente de leur cuisson suffit à pénaliser mon emploi du temps.

Avoir une boite toute prête à portée de main va me faire gagner de précieux instants. Le temps de rassembler tous les ingrédients, de les prendre en photo-souvenir et hop on démarre. Mais il ne manquerait pas sur le cliché ... les lasagnes précisément .... ?

Pendant que les oignons blondissent on épluche et on rondellise les courgettes qui remplaceront les oignons dans la sauteuse. On beurre le plat et on commence à réfléchir au positionnement des lasagnes qui seront cassées sur mesure, pour occuper le maximum de la superficie disponible.

J'ai ouvert un bocal de riste à l'aubergine Casino pour donner davantage de goût. Je les adore, chaudes ou froides. S'il en reste ce sera délicieux ce soir sur du pain de campagne grillé avec une salade verte.

On montera les couches selon l'humeur en alternant pâtes, oignons, courgettes, riste, béchamel etc ... en glissant du basilic près des courgettes et en terminant par béchamel emmenthal râpé.

Gloria
semble avoir vu large en béchamel. Elle se conservera parfaitement sous le couvercle rouge qui est un plus indéniable (et elle conserve ses qualités quelques jours au réfrigérateur).

Une fois le montage achevé et après avoir tassé entre les couches, le pot entier de sauce aura quasiment été consommé (j'en ai réservé deux cuillerées pour vérifier si, par exemple sur une galette de sarrasin, ce serait toujours aussi bon le lendemain).

Restait à patienter une trentaine de minutes le temps que le four fasse son propre ouvrage.

On aurait tendance à raisonner de manière catégorique, soit en faisant du 100% maison, soit en achetant tout près alors qu'il y a des formules intermédiaires, sans pour autant verser dans la cuisine dite d'assemblage. Gloria nous en permet la démonstration.

J'aime le croquant de l'oignon, le fondant de la lasagne, la vitalité de la courgette, le parfum du basilic, la douceur de la riste. La béchamel est parfaite, ni trop épaisse, ni trop liquide.
Et le lendemain, le reste de béchamel fut tout aussi bon pour améliorer la galette aux légumes que j'ai préparé "sur le pouce" en puisant une poignée de légumes cuisinés à l'italienne dans un sachet en réserve dans le congélateur. Tellement bon d'ailleurs que je me suis dispensée d'ajouter de l'emmental rapé.
Terrine Appolia collection Délices couleur kiwi de forme rectangulaire.

mercredi 25 juillet 2012

L'espace beauté Georges Cannon

Georges Cannon est un des grands noms qui marquent l'univers du thé ... je devrais plutôt écrire "des" thés car plus mes connaissances progressent, plus je découvre de nouvelles facettes.

Aujourd'hui ce fut l'Espace beauté qu'Olivier Scala a voulu pour offrir à sa clientèle un moyen supplémentaire de se ressourcer.

On peut aller dans la boutique pour choisir un thé d'exception, d'origine, ou aromatisé.  Les mélanges parfumés sont très demandés, en particulier en ce moment Rouge baiser et Voyage à Tokyo (thé vert, agrumes et fleurs), même si l'harmonie amandes-vanille de Secret tibétain est très réussie.

L'endroit dispose d'une Théothèque riche de plus de 500 références, dont les plus précieuses sont conservées dans une cave réfrigérée. Les thés sélectionnés sont tous de très grande qualité. Ainsi le Gen maïcha qui est un thé vert japonais, m'a surpris par la taille de ses feuilles, pourtant sèches, qui ont une allure gigantesque.
Pour ceux qui aiment les thés fumés, Olivier Scala a sélectionné un Tarry Lapsong Souchong, fumé au bois de hêtre dont on imagine sans peine qu'il s'accordera à merveille avec des coquilles Saint-Jacques.

On peut s'arrêter sur le divan pour lire dans un calme absolu tout en dégustant une de ces variétés. Le maitre des lieux a publié un ouvrage sur le thé qui est passionnant à découvrir et j'aurai l'occasion de parler de son parcours dans un prochain article.
Le salon prend immédiatement des allures de campagne alors qu'on est dans le coeur de Paris. L'endroit est harmonieux et l'expression "havre de paix" lui convient parfaitement. 
On peut aussi y déjeuner. Les tables sont accueillantes. La décoration est élégante et discrète, ponctuée de feuilles que l'on retrouve sur les tasses de porcelaine de Limoges (peintes par la belle-soeur du patron). On vous servira le thé dans une jolie théière, et les feuilles auront été déposées sur une coupelle, ce qui permet d'apprécier leur taille, leur parfum et aussi de pouvoir vous servir les tasses suivantes sans que la boisson soit devenue trop forte.
Certains jours on pourra assister à une cérémonie du thé, Cha no Yu, non plus chinoise comme je l'ai relaté il y a quelques temps en racontant un événement qui a eu lieu au Quai Branly, mais cette fois japonaise, ce qui est radicalement différent.
On peut aussi programmer une halte dans l'Espace beauté qui se trouve au sous-sol. L'application de lotions et de crèmes bio à base de thé ou d'huiles essentielles sera bientôt  une spécialité des lieux. La sélection du fournisseur est en cours. Pour le moment une esthéticienne officie avec des huiles, bio, mais sans rapport avec le thé.
Le relâchement des tensions sera proportionnel à la durée des soins. 15, 30, 45 ou 60 minutes ne peuvent pas apporter le même résultat. Mais les mains expertes de Claudine Montazemi et son savoir-faire viendront à bout du principal.

Elle sait mettre en confiance, dénouer les noeuds et apporter énergie ou détente, en s'adaptant au besoin de celui ou celle qui lui fait confiance. Elle ne démarrera jamais sans se préoccuper de votre santé, vérifiant systématiquement si vous n'êtes pas sujet à des allergies.

Vous pourrez prendre une douche dans la cabine attenante avant de commencer le massage si vous arrivez en nage et que vous êtes incommodé par les grandes chaleurs qu'on subit actuellement.

Je ne connaissais le shiatsu que de nom. Signifiant littéralement « pression des doigts » c'est une technique de thérapie manuelle inspirée du massage chinois, qui utilise des pressions verticales avec les pouces, parfois avec les autres doigts ou les paumes des mains sur l'ensemble du corps humain, en référence aux connaissances de la médecine traditionnelle japonaise.

Claudine ne cherche pas à traiter les troubles fonctionnels que l'on peut avoir mais elle se sert de ses connaissances pour améliorer notre confort. Il n'est pas exagéré de dire qu'elle nous insuffle du bien-être. Je devais avoir accumulé une multitude de tensions parce que j'ai connu quelques courbatures le lendemain alors que paradoxalement je me sentais allégée.

On en peut sans doute pas attendre de bouleversement totalement indolore. Rien de désagréable en tout cas, bien au contraire et je réitérerai l'aventure ... C'est une parenthèse que je conseille à tous ceux qui se languissent de partir loin de la fureur parisienne ou qui veulent aborder la rentrée sans courber le dos. Il serait imprudent de venir sans rendez-vous. Claudine ne travaille pas tous les jours et il n'y a qu'une cabine.
Thés Georges Cannon, 12 rue Notre Dame des Champs, 75006 Paris, tel 01 53 63 05 43
Plus de renseignements sur le site.

mardi 24 juillet 2012

Casa Barilla sera de retour en septembre

C'est l'ébullition dans les cuisines de la marque de pâtes italiennes. Barilla a sur les fourneaux plusieurs projets et il y en aura sans doute au moins un qui va vous intéresser. Mais pour ne pas vous perdre dans les ruelles des diverses inscriptions je vous flèche le parcours.

D'abord un concours de recettes, en partenariat avec Marmiton. Avec un formulaire en ligne qui se trouve ici. Vous aurez peut-être la chance d'être sélectionné pour affronter 23 autres candidats les 15 et 16 septembre et gagner au final un week-end en Italie.

On vous demandera de proposer votre propre recette sur la base d’un panier mystère avec au moins 3 légumes frais de saison. Si comme moi vous n'êtes pas complètement libre ces jours-là la manifestation ne vous passera pas totalement "sous le nez".

Le défi s'inscrit dans le cadre de la Casa Barilla qui se déroule sur deux week-ends à la galerie Nikki, 10 rue de Turenne, 75004 Paris. Et vous pourrez "plus simplement" vous inscrire à un des quatre cours de cuisine qui vont être programmés chaque samedi et chaque dimanche (les 7 et 8, puis les 15 et 16 septembre). Il est encore trop tôt pour remplir le formulaire mais vous pouvez communiquer votre adresse mail pour recevoir une alerte pour ne pas l'oublier. Il suffit de cliquer cette fois

Le jour J vous apprendrez à cuisiner des Trofie au Pesto Basilic, de la roquette et du bar rôti ou encore des Tortiglioni aux aubergines, potirons et poireaux à la crème de gorgonzola. Les cours sont gratuits et animés par un chef Academia Barilla, avec tout le nécessaire à disposition : tablier, ingrédients, équipements et ustensiles de cuisine. Les plats préparés seront ensuite dégustés ensemble sur place. Je connais certaines recettes mais il m'en reste à découvrir.
A noter qu'il y aura une version pour les grands et une autre, baptisée Piccolini, pour les enfants de 3-10 ans.

Vous pourrez aussi déguster les gammes de pâtes et de sauces à tout moment, sans avoir fait l'effort (ni eu le plaisir) de les préparer et cela entre 11 et 22 heures les vendredis et samedis, entre 10 et 20 heures les dimanches. Ils n'auront plus de secret pour votre palais, les Trofie & Pesto GenoveseFarfalle & sauce RicottaPenne Rigate & sauce Tomates Cerise ArrabbiataMafalde Corte & Pesto Noix & Ricotta ... et autres spécialités.
Vous pourrez aussi acquérir des objets qui ont l'air de gadget mais qui se révèlent de précieux alliés comme la louche à spaghettis ou la boite de stockage (au bandeau transparent pour juger de la quantité disponible) qui illustrent le premier cliché.

Si vous n'avez pas de disponibilité pour profiter de cette manifestation aucun de ces deux week-ends, ou si vous n'habitez pas Paris, vous pourrez vous reporter sur un des cours organisés en partenariat avec l'Atelier des chefs du 22 au 26 septembre. J'ai participé à l'un d'entre eux, sous l'égide d'Aoste, qui était fort instructif. Je gage que le bénéfice sera comparable avec Barilla. Il est encore trop tôt pour s'inscrire mais conservez précieusement le lien pour le rouvrir à la fin du mois d'août.

Et pour me faire pardonner de vous avoir mis l'eau à la bouche avec les photos de mes associations personnelles, entre les pâtes, les sauces et des olives je vous promets de les publier prochainement sur le blog.

Messages les plus consultés